mercredi 15 juillet 2009
Laura
“Je n’arrive pas à prendre les sorcières au sérieux, en tant que groupe. Ce sont les sorcières qui comptent. Les femmes ont une imagination si vive et mènent une vie si terne. Leur plaisir dans la vie est si vite passé, elles dépendent tellement des autres, et la dépendance devient si vite assommante. Lorsque je pense aux sorcières, je vois dans toute l’Angleterre et dans toute l’Europe, des femmes qui vivent et vieillissent, aussi nombreuses que des myrtilles et aussi ignorées. Et à mesure que le temps passe, elle s’enfoncent dans la grisaille, alors que justement s’il est une chose que les femmes détestent, c’est qu’on les trouve ternes. Il peu paraître mesquin de s’en plaindre mais ce genre de choses, c’est comme une fine poussière qui peu à peu s’installe.”
tiré de “Le Diable déguisé en belette” (The corner that held them) 1948
Sylvia Townsend Warner
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