mardi 3 juin 2008
Contamination OGM en Belgique
S'il vous fallait un argument supplémentaire pour signer la pétition ci-dessous...
BRUXELLES (AFP) - Quinze parcelles de colza de la société Bayer Crop Science ont été contaminées en Belgique par des OGM (organismes génétiquement modifiés) non autorisés en Europe, a annoncé mardi le ministère belge de la Santé publique.
"Cette contamination est inadmissible", s'est insurgé mardi soir le ministre wallon de l'Agriculture et de l'environnement Benoît Lutgen dans un communiqué.
"Il s'agit d'une nouvelle preuve du caractère incontrôlable des cultures d'OGM et de leur mise sur le marché", a ajouté M. Lutgen.
Le ministre wallon --l'agriculture est régionalisée en Belgique-- a annoncé son intention "d'utiliser toutes les voies possibles pour exiger de réelles mesures réparatrices de la part de Bayer et de faire appliquer strictement le principe +pollueur-payeur+".
La société Bayer, spécialisée notamment dans l'amélioration des cultures, a elle-même informé les autorités belges de cette contamination, qui s'est produite lors de la réalisation le 6 mai d'un semis de colza conventionnel, selon un communiqué du ministère.
"Le lot de semences conventionnelles a été contaminé par 5% de colza OGM", précise le texte. Une enquête provisoire faite par la multinationale indique que cette contamination a pour origine une "erreur humaine".
Les champs où Bayer Crop Science fait les essais en question sont situés sur quatre sites en Wallonie (sud de la Belgique) et en Flandre (nord). Quinze "mini-parcelles" ont été ensemencées avec le lot contaminé.
La société a pris "diverses mesures pour empêcher la dissémination des OGM non autorisés", telles que l'arrachage et la destruction des jeunes plants.
Selon le communiqué, les plantes étaient toujours au stade végétatif au moment de leur destruction et n'avaient donc pas encore eu le temps de fleurir ni de produire de graines. Pour éviter les repousses de colza, éventuellement génétiquement modifiées, les parcelles resteront sous contrôles pendant plusieurs années.
Le ministère va informer la Commission européenne et les autres Etats membres de la situation et des mesures prises.
jeudi 29 mai 2008
Pétition OGM
Cher tous,
Ceci est une pétition très importante, primordiale, extrêmement importante !
Voyez l'Espagne, déjà presque entièrement contaminée, sur tout son territoire par le maïs OGM par pollinisation naturelle :
Monsanto EST le meilleur agent d'invasion des Etats Unis, réalisez vite
que cette arme va nous enlever notre indépendance alimentaire et faire
de nous ses esclaves.
Vite réagir et transmettre à fond cette info !
Pour une fois que l'on peut soutenir une décision européenne autant en profiter à vous de choisir !
Si vous vous sentez concernés voici une info à diffuser largement :
Paris, France — Fin octobre, le Commissaire européen à
l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes
compagnies de l'agrobusiness en proposant l'interdiction de la culture
de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes
Syngenta et Pioneer/Dow.
Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM
censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des
conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs,
comme le papillon monarque ou sur des 'organismes non ciblés' comme des
oiseaux.
Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.
Si la proposition de Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable
tournant.. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu'à présent
toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM Et les
autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants
intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à
l'initiative courageuse de Stavros Dimas.
Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position.
« Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études
scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre.
J'envisage de donner un avis négatif pour la demande d'autorisation. »
Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas,
qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier
rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représentera
un pas décisif pour une Europe sans OGM.
Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique !
Cap sur les 100 000 signatures !
Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la
Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement
priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs
Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.
Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel
Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires
Dimas, Kyprianou (consommateurs) , Fischer-Boel (agriculture) et Barrot
(transports) .
Plus de 75 000 européens l'ont déjà signée en quelques semaines, dont 10 000 en France...
Signez la pétition sur le site http://write-a-letter.greenpeace.org/332 en cliquant
ICI
La pétition française s'adresse également à Jacques Barrot, Commissaire
européen aux transports, car il votera également sur la proposition de
Stravros Dimas et doit tenir compte de l'avis des citoyens français et
de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à l'issue du
Grenelle de l'environnement.
samedi 24 mai 2008
LE DRAME DU COTON TRANSGÉNIQUE EN INDE (relai)
par François Gautier
Au cours des derniers dix-huit mois, quatre cents fermiers qui cultivaient le coton dans ce qu'on appelle en Inde « The Great Cotton Belt » (la Grande Ceinture du Coton), dans les États de l'Andhra Pradesh et du Karnataka (tous les deux au sud du pays), se sont suicidés. Ces fermiers s'étaient tous endettés jusqu'au cou auprès de succursales de la compagnie indienne Mahyco, qui leur vendaient à crédit semences de coton, engrais, pesticides et herbicides.
Dans son bureau de Bangalore, capitale du Karnataka, le Professeur M. D. Nanjundaswamy*, fondateur du Mouvement pour la Défense des Fermiers du Karnataka (Karnataka Rajya Ryota Sangha), et qui se bat depuis près de dix ans contre les OGM, accuse la multinationale agrochimique Monsanto (fabricant du fameux Agent Orange) d'avoir vendu à certains des fermiers qui se sont suicidés des semences de coton transgéniques, appelées en Inde B-Terminator (coton Bt), en prétendant que c'étaient de nouvelles graines hybrides qui leur assureraient une meilleure récolte [...]
Lire la suite sur la
Source : http://www.jaia-bharati.org/indiatoday/transgen-fg.html
vendredi 23 mai 2008
AP - il y a 11 minutes et +
Vu dans un journal gratuit hier : des agents de l'AFP se sont rassemblé hier pour protester contre les pression qu'exerce l'UMP sur l'Agence France Presse...
** PARIS - Les députés ont adopté jeudi soir un amendement socialiste à la réforme des institutions qui inscrit le référendum d'initiative populaire dans la Constitution.
Un référendum "peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales", stipule cet amendement présenté par Arnaud Montebourg et les membres du groupe socialiste. Il a été adopté par 113 voix contre 10.
Un sous-amendement du rapporteur UMP Jean-Luc Warsmann, adopté lui aussi par les députés, renvoie à une loi organique les modalités de la procédure et précise que le référendum d'initiative populaire ne pourra pas s'appliquer à une loi promulguée depuis moins d'un an. Il s'agit d'éviter que l'opposition ne se serve du référendum comme d'une "deuxième chance" pour abroger une loi venant d'être votée.
Le gouvernement, représenté par Rachida Dati (Justice), a apporté son soutien à une proposition qui "renforce les droits des citoyens, sans pour autant affaiblir le Parlement". Le référendum d'initiative populaire figurait dans le rapport du comité Balladur, qui a préparé la réforme des institutions, mais n'avait pas été repris dans le projet du gouvernement.
Les députés, qui ont commencé jeudi à examiner les 575 amendements déposés sur la révision constitutionnelle, ont voté d'autres modifications destinées à rechercher un consensus sur le texte.
Ils ont ainsi approuvé un amendement de M. Warsmann donnant un droit de veto à la majorité des trois-cinquièmes aux commissions parlementaires sur les nominations par le président de la République. Le PS a tenté sans succès de supprimer la majorité des trois-cinquièmes, qui rendra selon lui "inapplicable" la nouvelle règle.
Majorité et opposition se sont mis d'accord pour supprimer l'article 3, qui prévoyait la fixation par une loi organique d'un nombre maximal de membres du gouvernement. Ils ont adopté l'article 2 selon lequel "nul ne peut être élu plus de deux fois consécutivement" président de la République.
Un amendement voté étend le champ du référendum prévu par l'article 11 de la Constitution aux questions environnementales. Un autre impose à la loi de "garantir la participation des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la nation".
Ces amendements ont été votés afin de rallier les socialistes, dont le soutien, au minimum l'abstention, est nécessaire pour l'adoption de la réforme par le Congrès (Assemblée et Sénat) compte tenu de la majorité requise des trois-cinquièmes.
La séance a été suspendue tôt vendredi matin après l'adoption de l'article 4 du projet de loi constitutionnelle. Le débat reprendra lundi après-midi. Compte tenu du retard pris dans l'examen des 35 articles, le vote solennel prévu mardi devrait être repoussé à mercredi. AP
jeudi 22 mai 2008
PARIS (AFP) - Le Parlement a accordé jeudi, par un ultime vote du Sénat (183 voix pour, 42 contre), son feu vert définitif au projet de loi très controversé sur les OGM, qui transpose une directive européenne de 2001, et reconnaît "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM".
Déjà entériné mardi par les députés, le texte issu de la Commission mixte paritaire (Sénat/Assemblée) a été été adopté par les sénateurs par 183 contre 42, le groupe PS ayant décidé de ne pas prendre part au scrutin. Les sénateurs UMP, rejoints par une partie des élus centristes et des radicaux du RDSE ont voté pour, PCF et Verts ont voté contre.
Issu du Grenelle de l'environnement, le texte vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive de 2001, que la France aura longtemps tardé à transcrire en droit national. Il compte parmi ses dispositions les règles en matière de "coexistence" des cultures, la création d'un Haut conseil des biotechnologies et l'institution d'un "délit de fauchage".
Le projet de loi sur les OGM achève ainsi son difficile parcours au Palais du Luxembourg. Sans surprise, les sénateurs ont entériné le texte, déjà adopté mardi par les députés par 289 voix contre 221.
Défendu par le gouvernement comme un texte "équilibré", "respectueux" des principes du Grenelle, il est perçu à gauche comme un "arrêt de mort" du Grenelle, puisqu'il reconnaît "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM". Le sujet divise jusqu'au sein même de la majorité et les bancs de droite étaient souvent dégarnis lors des navettes.
Peu de textes auront connu un parcours aussi chaotique que celui sur les OGM, parfois qualifié de "texte maudit". Crise gouvernementale, rejet surprise après le vote d'une motion PCF, motion référendaire, vif incident de séance...
Si la page parlementaire se tourne jeudi, le débat est loin d'être clos. Les députés PS, PCF et Verts ont annoncé un recours, dès vendredi, auprès du Conseil constitutionnel pour faire censurer ce texte, tandis que le collectif anti-OGM promet la poursuite du "combat citoyen".
"Pour qu'une loi soit respectée, faut-il encore qu'elle soit respectable", a affirmé le leader altermondialiste José Bové, laissant entendre que "le délit de fauchage" ne suffirait pas pour empêcher de nouvelles "opérations commando".



